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 Professeur documentaliste : une expérience

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Lau

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MessageSujet: Professeur documentaliste : une expérience   Jeu 11 Aoû 2011 - 1:12

Bonjour !

En remerciement à ceux et celles qui passent du temps à animer et à répondre aux questions diverses sur ce forum, je vais tâcher de vous parler au mieux de mon expérience de prof doc en collège, pour ceux qui seraient intéressés...

Après une maitrise en ethnologie (ne sert à rien mais super intéressant), j'ai passé le capes doc, en..1992. C'était coton déjà à l'époque, beaucoup d'appelés, peu d'élus, mais on avait l'avantage d'avoir des cours à l'IUFM et un plein salaire pour un mi-temps, donc le temps de se préparer.
Bon, moi, j'ai passé cette première année dans un LP usinerie et je sais plus trop quoi, mon tuteur n'avait pas été averti que je venais et dissimulait des tonnes (ok, j'exagère un peu) de boites de lexomil dans un tiroir du bureau. C'était un prof de français, dépressif, comme beaucoup de docs en fait, avant le CAPES. Et encore aujourd'hui. ON semble croire que c'est facile et que ça n'a rien à voir avec le métier de prof : grossière erreur. Un "mauvais" prof, ou un mauvais pédagogue ne sera jamais un bon doc.

J'ai appris sur le tas surtout la première année, avec mes collègues. Après le CAPES, on est mutés soit dans "le nord", soit dans la banlieue parisienne et, dans ma promo, on a tout fait pour éviter ça... Donc, je me retrouve à St Quentin (Aisne), avec ses champs de patates, ses raffineries de sucre qui puent et ses cimetières. Et ce froid ! Suspect

Bon, j'étais mutée sur deux collèges : dans l'un, j'ai tout appris grâce à ma collègue (comment gérer les gamins, me servir du logiciel de gestion documentaire et, surtout, j'avais une salle informatique et tout le jeudi après midi pour animer un club journal). C'est vite devenu "mon truc" : dégoter chez les enfants leurs centres d'intérêt et les faire se raconter (qu'ils écrivent bien ou pas, là, on s'en fout, du français, c'est le contenu qui compte). Ca a marché du tonnerre, à tel point que j'ai du faire des journaux scolaires pendant 10 ans. Un excellent moyen d'approcher tous les élèves, des plus "scolaires", aux plus réticents (des passionnés de mangas, de tags, de jeux info, de tuning, tout.) Ca donne aussi aux élèves une certaine image du CDI, qui devient un lieu où l'on discute, où on s'écoute et où la doc n'est pas une coincée du c., enfin, vous voyez. Important, l'ambiance de votre CDI.

Deuxième collège en ZEP : l'enfer. Je n'avais aucune notion d'autorité et je ne savais pas me faire respecter par les élèves les plus agressifs. J'ai passé de très sales moments. Ce qui m'a permis de tenir, c'est l'aide de certains de mes collègues : je les regardais faire quand ils venaient au CDI, et je leur demandais des conseils. Ce n'était pas facile de reconnaitre mes faiblesses devant eux, Embarassed mais qu'est ce que ça m'a aidée !

L'année suivante : je suis mutée dans ma région d'origine. Petit collège rural. J'ai compris que je devais jouer la fille super autoritaire au début quitte à lâcher du lest ensuite. Ca fonctionne. Et je commence à m'éclater vraiment : initiation au CDI, clubs de BD et club fossiles (Voui, Mesdames ! On s'adapte, y'en avait plein là où j'étais...), participation aux projets avec des collègues, surtout en français, histoire et SVT (mes matières favorites, c'est toujours comme ça que ça fonctionne entre les docs et les profs, sans compter les affinités personnelles... Ca compte beaucoup aussi).
J'étais titulaire académique à l'époque, ça veut dire qu'au bout de 5 ans d'ancienneté, environ, on peut devenir titulaire de son poste. Ce qui m'est donc arrivé, chance, dans un autre petit collège rural. Eclate totale grâce notamment à une amie prof de français, qui demandait aux élèves de se dépasser et qui parvenait à ça : une magicienne ou une vrai pédagogue, quoi. Ateliers d'écriture (le printemps des poètes et Lire en fête nous servaient de prétexte pour mettre les autres profs dans le coup et donner un air de fête au collège), ateliers philo, etc.

Je demande alors ma mutation dans un collège plus important, en ZEP : pas très bonne idée. les profs en SEGPA squattaient le CDI sans cesse, beaucoup de profs venaient bosser au CDI, et, l'ennui, c'est que, pour certains, c'était une manière d'éviter les problèmes en classe. On était deux à encadrer, quoi.
J'ai refait toute la cotation des documentaires en Deway et beaucoup de désherbage, comme partout là où je suis passée, d'ailleurs. C'est étonnant le nombre de livres qui ne servent qu'à meubler les étagères. C'est étonnant aussi comment on a pu être rassembler autant de bouquins qui n'intéressent pas les gamins.

J'ai appris à découvrir les documentaires et la littérature pour la jeunesse, comme on dit, car je voulais attirer" le chaland" (mes élèves). C'était pas dur car il existe des livres fantastiques et hanter les librairies est ma seconde nature.

Mais ce collège, tout ce boulot, plus l'acquisition de tous les documentaires, j'étais vannée, lessivée. Le soir, bonne à jeter. Trop de projets en cours avec tout le monde, trop de clubs (dont journal, encore) et d'actions diverses (échanges entre cinquièmes et élèves de maternelle, par exemple, pour lire, en duos, des livres pour petits. Pour plusieurs raisons, c'est une recette d'enfer : les cinquièmes se sentent valorisés, même les moins bons lecteurs, pas jugés par les petits, ils apprennent en peu à "conter", et les petits sont ravis que des grands s’occupent d'eux et leur lisent des histoires (mettez-vous à leur place...).

Je redemande ma mutation pour un petit collège. La cata : y'a pas de budget pour les livres, que des vieilleries et pas d'abonnements. Cerise sur le gâteau, on vient de refaire le sol du CDI, tout est vide. Personne n'a le temps de m'aider. je transporte tous les bouquins d'un bout à l'autre de l'étage, j'en peux plus, sciatique, opération hernie discale, bon. La version du logiciel documentaire date d'Hérode, et quasiment rien n'est enregistré. Je demande la nouvelle version de BCDI, je réclame des abonnements, je me prends la tête avec l'intendante (qui dépense des fortunes pour se payer sur le collège les deux quotidiens de la région, mais bon, hein).
J'achète des BD sur mes sous : je vois que pas mal d'élèves aiment dessiner, des tagueurs, et des dessinateurs de mangas avec un talent certain (juste les derniers, on peut pas tout avoir). Le prof d'arts pla est sympa, on organise un club dessin, mais rideau, je vais me faire opérer.

Je reviens dans mon petit collège des débuts et y'a plein de trucs qui dysfonctionnent : depuis que le CDI fait partie du réseau info de l'établissement, je n'arrive plus à faire fonctionner mon excellente collection de cd (vous connaissez Carmen San Diego ??? Non, c pas une blague !), Internet est en rade un jour sur trois, le logiciel d'aide à l’orientation (Parade, un très bon outil) ne fonctionne plus avec la version Windows installée et je commence à réaliser que je suis dépassée au niveau informatique. Les profs qui gèrent le réseau sont payées une heure par semaine chacune ; inutile de vous dire qu'elles y passent des heures en réalité, et, qu'en plus, tout le monde est mécontent car ça ne marche pas, la salle informatique est inutilisable (exceptée pour la prof de techno).

Pour les expos, l'intendante tient les cordons de la bourse serrés, j'achète moi-même certains panneaux et des marqueurs, et du matos. Je commence à en avoir marre de mon incapacité à gérer ce foutu réseau informatique (les élèves me réclament les logiciels de jeux, ludo-éducatifs, ou Internet, et ils n'ont pas le droit d'y aller, sauf pour un exposé donné en classe). Je vous explique pas les trésors d'imaginations déployés pour contourner l'obstacle... Et, en même temps, je les comprends, les élèves, Internet, c'est riche, c'est varié, où commence le purement distractif, ou commence l'info qui peut être utile, comment être derrière chaque élève pour l'aider à vérifier si le contenu du site est fiable ou pas ?????????? Pas de formations sur ça. De discours de plus en plus précis et des directives idem pour définir une politique documentaire des collèges, en lien avec le projet d'établissement. Sur le papier, c’est bien, en réalité, c'est surtout du bla-bla ; on n'a pas les moyens de faire ce qu'on devrait.

Pour la préparation des élèves au B2i, dans certains collèges, on le donne alors que ça doit faire l'objet d'une validation de chaque compétence par les profs. Beaucoup de profs rechignent, pas trop sûrs de leurs capacités eux-mêmes, résultat, les profs de techno, de maths et les docs valident tout, et, forcément, on va vite, on n'a pas le temps de contrôler ce que chaque élève sait faire.

Et puis, l'usure....... Je savais pas qu'être doc, et prof, c'est pire encore, ben, c'est toujours être un peu le gendarme. Celui qui pose les limites, qui les rappelle, qui les rabâche. Et ça, pour le coup, c'est un côté du métier que j'ai toujours trouvé lourd. j'aime rigoler (trop ?), discuter (trop ?), et j'ai bien du mal à poser des limites aux élèves, surtout quand ça passe bien. Trop d'affect aussi? Les récrés, les soirs, dans mon CDI, j'ai (en plus des autres !!) 4 à 5 élèves qui ne viennent que pour parler ; de leurs difficultés à l'école, chez eux, etc. C'est plus fort que moi, je les écoute mais je me sens démunie : je ne suis ni psy ni assistante sociale. J'essaie de les orienter vers les bonnes personnes... Mais ce côté là me colle à la peau.

Aussi, braves gens, j'essaie pitoyablement de devenir autre chose, bibliothécaire territoriale me plairait bien, dans une petite structure, pour le lien avec public de tous âges et participation à la vie de la commune. Et c'est dur, parce que changer de métier à 43 ans, tout le monde vous le déconseille, en premier lieu les "conseillers mobilité carrières" du rectorat de Toulouse.
J'ai fait un bilan de compétence au CIBC du Tarn, de mon côté, et une assistante sociale m'a aidée à rencontrer une super directrice de BU, qui m'a permis de découvrir que ce métier-là -aussi !- est super intéressant. Le contact avec les étudiants me plait bien, la BU a un fonds d'une richesse incroyable (j'ai envie de dévaliser les rayons arts, anthropologie et littérature, et encore, j'ai pas tout vu).

Si je conclue par une sorte de bilan, je dirais que c'est dommage de ne pas considérer le changement de profession, même au sein su service public, comme un facteur d'épanouissement et de renouvellement pour les gens.

Voila, voila................

Si quiconque parmi vous veut des renseignements très précis sur le métier de prof doc, je suis à votre disposition pour vous renseigner du mieux que je le peux.

BONNE CHANCE A TOUS ! Wink










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Placebo



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MessageSujet: Re: Professeur documentaliste : une expérience   Jeu 11 Aoû 2011 - 18:42

merci Lau pour ce témoignage extra ! ca donne presque envie Wink
tu as l'air d'avoir beaucoup bougé, j'espère que tu parviendras à atteindre les concours qui t'intéressent très vite et perso je trouve ca super de changer de métier à 43 ans (bon euh même si j'en ai 23 ^^)
Bon courage!!!
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Lau

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MessageSujet: Re: Professeur documentaliste : une expérience   Ven 12 Aoû 2011 - 9:06

Merci "Petite" ! Smile
Quant on a la forme, C'EST un super métier, c'est vrai.
Alors, faut pas hésiter à passer le CAPES doc pour celles qui seraient tentées, suite au manque de remplacement des fonctionnaires à la retraite, il y a maintenant des postes à pourvoir....
Vous avez peut-être entendu à la radio cette pub : "L'éducation nationale recrute" ! (Après en avoir viré du monde !)
Et puis, le passage direct au temps plein pour les jeunes diplômés, ça, c'est vraiment une vacherie, mais pour celles qui aimeraient bosser avec des enfants, c'est un beau boulot. Bouffeur d'énergie, mais assez exaltant.

D'ailleurs.... J'y repense parfois avec un peu de nostalgie, et pourtant, Dieu sait que j'ai envie et besoin de changer !
Alors, allez-y, les filles (et les gars, mais y'en n'a pas beaucoup ici, non ?) ! Essayez ! Very Happy




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elisa59



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MessageSujet: Re: Professeur documentaliste : une expérience   Jeu 8 Sep 2011 - 22:02

En fait, il n'y a que des ex-profs en reconversion ici, lol!

Enfin, en lisant ton témoignage, je m'y retrouve en écho : oui je voulais être prof, non je ne voulais pas être gendarme et psy en plus! Et donc, aujourd'hui, pas de regret d'avoir quitté l'enseignement sinon celui de la paye, que je n'atteindrai jamais en bibliothèque...Mais comme on dit, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre!

Et sinon, je voulais te dire que non, à 43 ans, il n' est pas trop tard pour explorer un nouveau métier! J'ai connu à l'IUFM des mamans d'une quarantaine d'années, certaines salariées, d'autres femmes au foyer, qui se sont lancées dans la carrière d'instit. Et à l'IUT de Dijon, j'ai connu aussi hommes et femmes de 30-40 ans, qui loin des études, se sont replongés dans le programme universitaire pour bosser en bibliothèque.

Donc saisis ta chance!
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Emésine

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MessageSujet: Re: Professeur documentaliste : une expérience   Ven 9 Sep 2011 - 10:41


    Bonjour, merci pour ton témoignage
    J'ai également passé le capes, mais je ne l'ai pas eu, et suite à la super réforme du master, je devais faire un M2 "métiers de l'enseignement" dont le programme me semblait aussi vide qu'un épisode de Bob l'éponge. Méthodologie de la dissert. Méthodologie du commentaire... On est pas déjà sensés savoir le faire ? Surtout qu'ayant passé le capes, on me donnait une "équivalence" M1 bonne qu'un an. Donc si je n'avais pas le capes/m2 retour au niveau licence et de nouveau dans an à se taper pour quoi ? Des amis qui sont en arrêt maladie car nerfs ont lâché, une qui a récemment eu une classe de 41 élèves. Comme disait Elisa, c'est la paye qui fait mouche parce dans ma classe d'AS MLP, il y avait quatre profs en reconversion et elles ne s'étaient pas senties soutenues à leur arrivée dans l'enseignement et avaient fini par déclarer forfait... Quel dommage...
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Bérénice



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MessageSujet: Re: Professeur documentaliste : une expérience   Sam 19 Nov 2011 - 23:46

Bonjour,

heureuse d'avoir pu lire le témoignage de Lau...
Me voilà dans une situation un peu semblable : prof de lettres, mais désireuse de changer...Moi aussi, je n'en peux plus de faire le gendarme ! ça fait 14 ans...Même si j'aime toujours la littérature et le contact avec les élèves...
J'envisageais justement une reconversion en prof-documentaliste (ma première vocation !..) Cela dit ça reste le collège, la discipline et l'éducation des élèves, et ce que tu en dis, Lau, ne me donne pas très envie !
Moi aussi, j'ai 40 ans, et je me dis que c'est maintenant ou jamais ! Tentée aussi par le concours de bibliothécaire territorial..(Mon rêve depuis toujours !) Mais le chemin pour y parvenir me semble bien compliqué et très aléatoire.
Tiens-nous au courant de tes démarches et ton évolution, Lau ! Merci.
D'autres témoignages aussi sur la profession de prof-doc ?
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rina

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MessageSujet: Re: Professeur documentaliste : une expérience   Lun 21 Nov 2011 - 12:57

Moi qui avais envie de tenter le job de prof documentaliste cela me donne moins envie car je n'ai pas assez d'autorité. Puis ca veut dire deux ans d'étude en plus et à 27 ans,j'ai envie de rentrer dans la vie active.

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Amin R.



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MessageSujet: Re: Professeur documentaliste : une expérience   Lun 10 Déc 2012 - 16:26

Bonjour à toutes et à tous.
(Je suis tout nouveau ici, alors peut-être que je ne poste pas ce message au bon endroit...)

Après avoir lu ce beau témoignage de Lau (qui ne s'est pas reconnectée depuis plus d'un an, et de laquelle je n'aurai sûrement pas de réponse), j'ai de nouvelles interrogations quant à la suite de mon parcours professionnel...

Je vais vous exposer un peu ma situation.
J'ai bientôt 24 ans, je suis un ancien responsable commercial en reconversion et autodidacte (oui, on peut être en reconversion à 24 piges). Aujourd'hui, je suis en contrat CAE en tant qu'aide de bibliothèque, et je fais un DAEU A (équivalent du bac L).

Je suis et ai toujours été très intéressé par les métiers du livre, dont 2 me plaisent particulièrement :
Prof-doc, et bibliothécaire territorial.

Les 2 sont tout à fait différents, je le sais bien. Mais il faut trancher, et c'est là que vous, chers membres de ce forum, intervenez.

Comment choisir? Quel parcours pour l'un comme pour l'autre? Combien d'année d'étude? Et surtout qu'en est-il des postes à pourvoir?

Merci d'avance des réponses que vous pourrez m'apporter.
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delphine

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MessageSujet: Re: Professeur documentaliste : une expérience   Mar 11 Déc 2012 - 11:07

Pour professeur documentaliste il n'y a qu'un seul parcours possible: le master métiers de l'enseignement qui prépare au CAPES de documentaliste. Aujourd'hui il n'est plus possible de se présenter à ce CAPES sans avoir suivi le Master.
Pour les bibliothèques territoriales il y a plusieurs concours en fonction du niveau d'études (tu verras tout ça dans la rubrique concours). Si tu cherches une formation, avec un niveau bac le mieux est sans doute de faire un DUT qui est professionnalisant et qui te permettra d'obtenir des CDD en attendant d'avoir les concours.
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Marlanah



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MessageSujet: Re: Professeur documentaliste : une expérience   Mar 11 Déc 2012 - 13:53

delphine a écrit:
Aujourd'hui il n'est plus possible de se présenter à ce CAPES sans avoir suivi le Master.
.

Pourquoi pas ?
Il me semble plutôt qu'il est nécessaire d'avoir validé un M2, mais pas forcément un Master métiers de l'enseignement. D'ailleurs, certains masters préparent au capes doc sans pour autant être des masters métiers de l'enseignement à proprement parler. C'est le cas de celui de l'UPMF à Grenoble par exemple.
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delphine

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MessageSujet: Re: Professeur documentaliste : une expérience   Mar 11 Déc 2012 - 17:03

Oui c'est vrai il ne faut pas spécifiquement ce Master, je voulais dire que dans tous les cas il faut un niveau Master pour passer le CAPES.
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Amin R.



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MessageSujet: Re: Professeur documentaliste : une expérience   Mar 11 Déc 2012 - 17:39

Tout d'abord, merci pour vos promptes réponses.

Citation :
le master métiers de l'enseignement qui prépare au CAPES de documentaliste.
Hum, je vois. Mais qui dit Master, dit également rempiler pour 5 années d'études. Etant en couple, j'ai peur de déstabiliser mon ménage en l'amputant d'un salaire pendant cette période de cours. Et dans le même temps, cette voie me plait énormément.

Sinon, je sais qu'il existe des médiateurs du livre. Mes collègues sont flous quant au parcours à suivre, et les articles dénichés sur le web ne sont guère plus explicites...

Quelqu'un pourrait m'en dire plus? Catégorie C ou B? Rémunération? Formation à suivre?
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delphine

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MessageSujet: Re: Professeur documentaliste : une expérience   Mer 12 Déc 2012 - 10:49

Les médiateurs du livre ont un profil entre le social et le culturel, ils sont souvent affectés à des postes où les publics sont difficiles ou bien spécifiques. Je ne sais pas du tout quelle est la formation à suivre, le mieux serait d'avoir une double formation animation/métiers du livre. Je ne pense pas que ces postes sont accessibles via un concours spécifique: soit ce sont des postes ouverts aux personnes lauréates d'un concours des bibliothèques (C ou B je pense), soit ce sont des postes contractuels.
Si tu tiens à passer le CAPES renseignes-toi sur la VAE (Validation des Acquis d'Expérience) ça peut te donner une équivalence pour un niveau d'études pour que tu ne perdes pas trop de temps.
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Amin R.



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MessageSujet: Re: Professeur documentaliste : une expérience   Lun 17 Déc 2012 - 15:38

Merci beaucoup pour toutes ces infos!

Elles me seront précieuses lorsque je réfléchirai à la suite de mon parcours professionnel, d'ici quelques mois.

Very Happy
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MessageSujet: Re: Professeur documentaliste : une expérience   

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Professeur documentaliste : une expérience
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