Huhu merci beaucoup !
Je poursuis donc notre voyage.
Pendant ce temps là, en France, bah c'est la guerre ! Inutile de dire que le cinéma, sous l'occupation, c'est pas franchement fun. Je ne parlerai évidemment pas du cinéma allemand de propagande. Nous avons donc, sous l'occupation, beaucoup de mal à faire des films, alors pour la plupart, nous les faisons bien.
LE CINEMA FRANCAIS DE L'ENTRE-DEUX-GUERRES
Fanny de Marc Allégret - 1932
Boudu Sauvé des Eaux de Jean Renoir - 1932
Zéro de Conduite de Jean Vigo - 1933
Madame Bovary de Jean Renoir - 1933
L'Atalante de Jean Vigo - 1934
Ferdinand le Noceur de René Sti - 1935
La Grande Illusion de Jean Renoir - 1937
Pépé Le Moko de Julien Duvivier - 1937
Les Pirates du Rail de Christian-Jaque - 1937
La Bête Humaine de Jean Renoir - 1938
Hôtel Du Nord de Marcel Carné - 1938
Quai des Brumes de Marcel Carné - 1938
Le Jour se Lève de Marcel Carné - 1939
La Règle du Jeu de Jean Renoir - 1939
SOUS L'OCCUPATION ET L'APRÈS GUERRE
Là encore, de grands films malgré la pression nazie :
L'Assassin Habite au 21 de Henri-Georges Clouzot - 1942
Le Destin Fabuleux de Désirée Clary de Sacha Guitry - 1942
Les Visiteurs du Soir de Marcel Carné - 1942
Le Corbeau de Henri-Georges Clouzot - 1943 (magnifique film sur la délation - en temps de guerre...)
Les Enfants du Paradis de Marcel Carné - 1945
La Belle et la Bête de Jean Cocteau - 1946
L'Aigle à Deux Têtes de Jean Cocteau - 1947
Quai des Orfèvres de Henri-Georges Clouzot - 1947
Le Diable au Corps de Claude Autant-Lara - 1947
De grands noms donc, pendant cette période années 30 et 40 et d'immense films qui dénoncent souvent la guerre et ses horreurs. Toutefois, un grand nom parmi tant d'autres vous l'aurez compris (Clouzot, Renoir, Vigo, Carné...) va à la fois briller dans le domaine du cinéma et de la littérature :
MARCEL PAGNOL
"Tu me fends le coeur !". Tout le monde connait cette fameuse réplique, tout droit sortie du coeur du midi, incarné à l'écran par l'incontournable Raimu dans
Marius, premier volet de la trilogie de Pagnol (pourtant réalisé par Alexander Korda - seul le dernier volet sera réalisé par Pagnol lui-même) regroupant
Marius,
Fanny et
César. Comblé de louanges par l'ensemble de la profession, tant française qu'étrangère (un de ses plus grands admirateurs n'est autre que le grand Orson Welles). Il laissera bien évidemment une empreinte inimitable sur le cinéma français. Un petit accent que vous devriez d'ailleurs bien connaitre, pour la plupart d'entre vous
Quelques films :
Topaze - 1936
César - 1936
Le Schpountz - 1938
La Femme du Boulanger - 1938 (et sa fameuse tirade de pomponette)
Naïs - 1945
Topaze à nouveau, avec Fernandel - 1950
Le cinéma français est alors au plus fort de sa forme et ce, jusqu'à un mouvement qui va bouleverser de façon radicale le cinéma, non seulement à l'échelle Française, mais aussi, dans une certaine mesure à l'échelle internationale.
DES ANNÉES 50 JUSQU'À LA NOUVELLE VAGUE
On continue sur la lancée avec plus ou moins les mêmes réalisateurs que précédemment. Mais la guerre maintenant finie, laisse derrière elle une frustration maintenant libérée, et les films se multiplient :
Le Journal d'un Curé de Campagne de Robert Bresson - 1950
Casque D'Or de Jacques Becker - 1951
Le Petit Monde de Don Camillo de Julien Duvivier - 1951
Fanfan La Tulipe de Christian-Jaque - 1952
Jeux Interdits de René Clément - 1952 (le film qui a popularisé la pièce pour guitare de Fernando Sor, interprétée brillamment par Narciso Yepes).
Touchez Pas au Grisby de Jacques Becker - 1953
Le Salaire de la Peur de Henri-Georges Clouzot - 1953 (qui compte, à mon avis, une des plus belles scènes du cinéma - le coup de la cigarette)
Les Vacances de M. Hulot de Jacques Tati - 1953
Les Diaboliques de Henri-Georges Clouzot - 1955
Le Comte de Monte-Cristo de Robert Vernay - 1955
La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara - 1956
Et Dieu... Créa la Femme de Roger Vadim - 1956
Mon Oncle de Jacques Tati - 1958
Hiroshima Mon Amour d'Alain Resnais - 1959
La Vache et le Prisonnier d'Henri Verneuil - 1959
Et pendant ce temps là, en Russie... Pas grand chose à vrai dire, mais un grand nom à retenir :
SERGUEÏ EISENSTEIN
"Inventeur" presque à lui tout seul de ce que l'on appelle le "Montage" russe (façon de tourner se basant davantage sur les effets liés au montage du film - à l'assemblage des plans les uns par rapport aux autres - que sur le développement de la narration à proprement parler - à ne pas confondre avec les Montagnes Russes, divertissement forain dont la particularité tient surtout à ce que les filles se mettent à pousser de petits cris aigus et hystériques inexpliqués dès qu'on les fait asseoir dedans, même quand c'est plat), il va influencer de grands noms du cinéma, jusque très récemment (
Gangs Of New York de Martin Scorsese, sera très largement influencé par le Montage russe).
Quelques films à retenir (à regarder je dois avouer que c'est un brin chiant quand même) :
Le Cuirassé Potempkine (Броненосец Потёмкин,
ou Bronenosec Potëmkin) - 1925
Alexandre Nevski (Александр Невский) - 1938
Ivan Le Terrible (Иван Грозный) - 1942-1946
Je continue je continue... Mais demain !!!